Méditation quotidienne

OUVREZ DONC ENFIN LES YEUX !

16e dimanche après la Trinité

Job 21.1-5, 27-34

Job prit la parole et dit: «Ecoutez attentivement mon propos, donnez-moi seulement cette consolation! Permettez-moi de parler et, quand j’aurai parlé, tu pourras te moquer. Est-ce contre un homme que ma plainte est dirigée? Et pourquoi mon esprit ne serait-il pas à bout de patience? Tournez-vous vers moi, soyez stupéfaits, puis mettez la main sur votre bouche! … Je sais bien quelles sont vos réflexions et les pensées violentes qui vous animent vis-à-vis de moi. Vous dites: ‘Où est la maison du grand homme? Où est la tente qu’habitaient les méchants?’ N’avez-vous pas interrogé les voyageurs? Allez-vous négliger leur témoignage? Lorsque vient la misère, celui qui fait le mal est épargné. Lorsque la colère déferle, il y échappe. Qui lui reproche en face sa conduite? Qui lui rend ce qu’il a fait? Quand il est emmené au cimetière, on veille sur l’emplacement de sa tombe. Les mottes de la vallée sont légères pour lui. Chacun se joint au cortège qui le suit, une foule innombrable le précède. Pourquoi donc m’offrir des consolations sans consistance? Vos réponses ne sont que tromperie.»

Qui lui reproche en face sa conduite ? (verset 31)

Avez-vous jamais assisté à l’enterrement d’une personne connue pour son impiété, pour des péchés notoires et une vie loin de Dieu ? Eh bien, plus personne n’en parle. « Quand il est emmené au cimetière […] chacun se joint au cortège qui le suit, une foule innombrable le précède. »

Job nous dit : Arrêtez de vous leurrer. Des rois impies ont parfois régné pendant plus de 50 ans. Ils ont éloigné de Dieu leur peuple. Mais à leur mort ils ont reçu tous les honneurs dus à un roi. D’autres rois, qui craignaient Dieu, sont morts jeunes. La même chose se voit dans toutes les couches sociales. Le malheur frappe les bons et les méchants. Le bonheur et la réussite sont autant accordés aux impies qu’aux enfants de Dieu. Ou bien croyez-vous que les Nazis n’ont exterminé que des méchants et que Dieu a préservé de leur haine meurtrière tous ceux qui cherchaient sa face ? Ou que les soixante millions de victimes de la seconde guerre mondiale étaient tous des athées ou des mauvais chrétiens ? Reconnaissez donc que ce que dit ici Job est la vérité !

Seigneur, pardonne-moi si j’ai cru que la foi pouvait me préserver des coups durs de la vie. Donne-moi au contraire de croire en toi qui m’as sauvé non pas des malheurs d’ici-bas ou d’une mort précoce mais de la damnation éternelle ! Et aide-moi à te glorifier, même dans la souffrance ! Amen.

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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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