5 mars 2026
Troisième jeudi du carême
Marc 14, 32a, 33-36
Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici pendant que je prierai. » Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à être saisi de frayeur et d’angoisse. Il leur dit : « Mon âme est triste à en mourir ; restez ici, éveillés. » Puis il avança de quelques pas, se jeta contre terre et pria que, si cela était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : « Abba, Père, tout t’est possible. Éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »
Parfois, l’espoir conduit à la pire douleur. Jusqu’à présent, Jésus disait très clairement à ses disciples qu’il serait à l’avenir prisonnier de ses ennemis, moqué, fouetté et crucifié — et qu’après tout cela, il ressusciterait d’entre les morts. Il n’y a eu aucun doute sur ce qu’il a dit.
Mais maintenant, dans le jardin, lors de la dernière nuit de sa vie, cette conviction semble vacillante. Comme tout homme, Jésus est soumis aux tortures de l’espérance — il espère peut-être que Dieu le Père pourrait trouver un autre moyen de sauver le monde. Un moyen qui permettrait à Jésus d’échapper aux souffrances et à sa mort.
Et donc, comme tout être humain, il prie. Il prie désespérément, demandant à Dieu de lui éviter un tel destin — mais ajoutant toujours : « Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » Parce qu’il aime le Père, et il nous aime, et il ne veut pas nous perdre pour quelque prix que ce soit—même sa propre vie.
Et quand l’espoir le trahit, Jésus se tourne vers l’amour. Il réveille ses disciples pour qu’ils puissent s’enfuir. Et puis il tourne son visage vers la croix, pour nous tous.
PRIONS : Cher Sauveur, merci. Je t’aime. Amen.
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Questions de réflexion :
Les Méditations du Carême 2026 ont été écrites par le Dr Kari Vo présentées en partenariat avec Les Ministères de l’Heure Luthérienne.