15 avril 2026
Philippiens 2.1-11
S’il y a donc de l’encouragement en Christ, s’il y a de la consolation dans l’amour, s’il y a une communion de l’Esprit, s’il y a de la tendresse et de la compassion, rendez ma joie parfaite en vivant en plein accord. Ayez un même amour, un même cœur, une unité de pensée. Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir d’une gloire sans valeur, mais avec humilité considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de regarder à ses propres intérêts, regarde aussi à ceux des autres. Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ: lui qui est de condition divine, il n’a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s’est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains. Reconnu comme un simple homme, il s’est humilié lui-même en faisant preuve d’obéissance jusqu’à la mort, même la mort sur la croix. C’est aussi pourquoi Dieu l’a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus chacun plie le genou dans le ciel, sur la terre et sous la terre et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
« Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ » (verset 5)
Il y a certaines situations qui trahissent ce qui est à la base de dans notre façon de penser. Par exemple, comment réagissez-vous lorsque vous recevez une critique ? Souvent on est blessé, on se défend, on se justifie. Pourquoi ? Parce que nous voulons protéger à tout prix ce que Paul appelle « une gloire sans valeur » (v. 3). Un autre exemple : Comment réagissez-vous quand quelqu’un fait mal son travail ? Souvent, on s’énerve sur le dos de cette personne, on se compare à elle et on la rabaisse. Pourquoi ? Parce que nous avons ce que Paul appelle un « esprit de rivalité » (v. 3) qui fait sans cesse des comparaisons entre les autres et nous.
La façon humaine de penser ne voit pas le problème avec cela et c’est pourquoi nous le faisons si naturellement et sans mauvaise conscience. Pourtant, cela divise l’Eglise et cela vient gâcher la joie que nous devrions avoir les uns pour les autres à cause de la part que nous avons tous à l’Evangile.
Dieu ne veut pas que la joie que nous avons les uns pour les autres soit gâchée. Il veut que notre joie soit parfaite. C’est pourquoi l’apôtre Paul nous dit : « Que chacun de vous, au lieu de regarder à ses propres intérêts, regarde aussi à ceux des autres. » (v. 4) C’est cette façon de penser qui est celle de Jésus-Christ et celle par laquelle il nous a acquis, unis à lui et donné la joie. C’est donc aussi cette façon de penser qui doit régner dans son Royaume. Afin que notre joie abonde.
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Méditation écrite par le pasteur Frédéric STILMANT. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.