22 avril 2026
Matthieu 6.7-15
En priant, ne multipliez pas les paroles comme les membres des autres peuples: ils s’imaginent en effet qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez. Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!’ Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.
« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » (verset 12)
Comment pouvons-nous pardonner à ceux qui nous ont offensés ? D’où vient la force de pardonner quelqu’un quand nous sommes blessés, quand le sentiment d’injustice nous fait bouillir, quand la colère nous consume, peut-être même au point de souhaiter que l’autre n’existe plus et disparaisse de notre vie ? Et d’où vient la raison de pardonner quelqu’un alors que cela irait contre la justice et contre le respect des victimes de faire comme si de rien n’était ?
Dans le livre de l’Apocalypse, Jean nous dit qu’au centre du Royaume céleste, au milieu du trône de Dieu se trouve « un agneau debout, comme offert en sacrifice » (Ap 5.6). C’est Jésus, mort et ressuscité qui porte aux mains, aux pieds et sur le côté les marques de son sacrifice pour ceux qui nous ont offensés. Alors pardonner à quelqu’un, c’est regarder à cet Agneau et dire : « Seigneur Jésus, j’accepte ton sacrifice en faveur de cette personne. » Pardonner, c’est apporter sa colère à Jésus et le laisser exercer sa fonction de défenseur pour la personne en question. Ce n’est qu’ainsi, à cause du Christ, que nous pouvons pardonner.
Et c’est aussi de cette façon que Dieu nous pardonne : en regardant à Jésus et en acceptant son sacrifice pour nous. Si nous prions « Père, pardonne-nous comme nous pardonnons aussi », c’est parce que ces deux pardons ont le même fondement : l’Agneau qui est sur le trône. L’Agneau est au centre ; dans le Royaume de Dieu, c’est vers lui que se portent tous les regards.
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Méditation écrite par le pasteur Frédéric STILMANT. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.