Méditation quotidienne

La brute

2 Pierre 2.9-16

Ainsi donc, le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux et garder les injustes pour le jour du jugement où ils seront punis. C’est le cas notamment de ceux qui, dans un désir d’impureté, courent après les plaisirs de la chair et méprisent toute autorité. Présomptueux et arrogants, ils ne craignent pas d’insulter les êtres glorieux, alors que les anges, pourtant supérieurs en force et en puissance, ne portent pas de jugement insultant contre eux devant le Seigneur. Mais eux, pareils à des animaux dépourvus de raison qui sont destinés à être capturés et abattus, ils calomnient ce qu’ils ignorent; ils mourront aussi comme des bêtes et recevront alors le salaire de leur injustice, eux qui trouvent leur plaisir à se livrer à la débauche en plein jour. Hommes pervers et souillés, ils se délectent de leurs tromperies quand ils prennent part à vos festins. Les yeux pleins d’adultère et jamais rassasiés de péchés, ils prennent au piège les personnes mal affermies; ils ont le cœur entraîné par l’exercice à la soif de posséder, et ce sont des enfants de malédiction. Ils ont quitté le droit chemin et se sont égarés en suivant la voie de Balaam, le fils de Béor, qui a aimé recevoir un salaire pour son injustice. Il a cependant été repris pour sa violation des règles: une ânesse muette a fait entendre une voix humaine et s’est opposée à la folie du prophète.

« Certes, je suis idiot plus que tout autre et je n’ai pas l’intelligence d’un homme, je n’ai pas appris la sagesse et je n’ai pas la connaissance du Saint. » (Proverbes 30.2-3)

Deux fois dans les Proverbes, les auteurs utilisent un mot qui signifie qu’une personne est comme une bête stupide, incapable de réfléchir et refusant d’être dompté. Un homme appelé Agur est complètement inconnu dans la Bible si ce n’est comme l’auteur du chapitre trente. Il se décrit de cette manière car il n’avait pas appris la sagesse de Dieu.

Certains pécheurs sont comme des animaux dépourvus de raison. Dans le livre des Nombres, il y a un cas où une ânesse était plus sage que son maître. Lors du pèlerinage des Israélites, le roi d’un pays voisin voulait les maudire et engagea le prophète Balaam à cette fin. L’Éternel interdit à Balaam de maudire son peuple et était prêt à le mettre à mort quand il se précipitait vers Balak, le roi de Moab. L’ange de l’Éternel se plaça sur le chemin, son épée à la main. L’ânesse le vit et s’écarta du chemin pour sauver la vie de son maître. Balaam frappa son animal à trois reprises, et l’Éternel fit parler l’ânesse: « Que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappée déjà trois fois » (Nb 22.28) ?  Et l’ange de l’Éternel se révéla à Balaam.

Seigneur Jésus, une fois tu as permis à une ânesse de corriger son maître de façon miraculeuse. Ouvre mon cœur à ta Parole afin que j’apprenne la sagesse et je te connaisse. Amen.

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Méditation écrite par le pasteur Garry HEINTZ. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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