10 septembre 2026
Job 6.14-30
Celui qui souffre a droit à la bienveillance de son ami, même s’il abandonne la crainte du Tout-Puissant. Mes frères m’ont trompé comme le fait un torrent, comme les cours d’eau qui disparaissent. La fonte des glaces assombrit leur eau, la neige s’y dissimule. Mais à la saison chaude, ils arrêtent de couler; sous l’effet de la chaleur, leur lit devient tout sec. Les caravanes quittent leur chemin, s’enfoncent dans le désert et disparaissent. Les caravanes de Théma les cherchent du regard, les voyageurs de Séba sont pleins d’espoir, mais ils se retrouvent tout honteux d’avoir eu confiance, ils sont tout désappointés quand ils y arrivent. De fait, maintenant, vous n’êtes pas vraiment présents pour moi. Vous voyez mon angoisse et vous en êtes tout effrayés! Vous ai-je demandé de me donner quelque chose, de tirer pour moi un cadeau de vos ressources, de me délivrer d’un adversaire ou de me libérer d’hommes violents? Enseignez-moi et je me tairai. Faites-moi comprendre quelle est mon erreur! Quelle force auraient des paroles à propos! Mais que prouvent vos critiques? Voulez-vous donc corriger ce que j’ai dit, vous débarrasser des discours d’un désespéré? Vous seriez même capables de tirer au sort pour un orphelin, de faire du commerce sur le dos de votre ami. Et maintenant, je vous en prie, regardez-moi! Vous mentirais-je en face? Revenez donc, je vous en prie, ne soyez pas injustes! Revenez et reconnaissez-le, ma justice est intacte dans cette affaire. Y a-t-il de l’injustice sur ma langue et ma bouche ne discerne-t-elle pas le mal?
Celui qui souffre a droit à la bienveillance, même s’il abandonne la crainte du Tout-Puissant. (verset 14)
Pas d’armistice pour Job, pas même de trêve. Sa peau couverte d’ulcères est une torture nuit et jour, à chaque instant. Elle ne lui laisse aucun répit, aucun repos. C’est à désespérer complètement. Sa dépression est grande. De plus, au lieu de lui être d’un quelconque réconfort, son ami le tourmente et l’accable encore plus. Rien ne lui est épargné, rien du tout.
Le verset de ce soir est une vérité tirée de la vie réelle. Un jour j’ai voulu cueillir des fruits dans mon verger. Me voyant venir avec ma grande échelle, mon voisin me conseilla de l’attacher à l’arbre mais après avoir cueilli les fruits accessibles du sol j’avais oublié son précieux conseil et je suis monté plus haut sur l’échelle. Soudain l’échelle a vrillé et je suis tombé. La douleur était terrible. J’avais péché par oubli, par omission. Mais ce qui m’a frappé, c’est que mon voisin s’est occupé de moi sans me faire le moindre reproche.
Même si ta souffrance est due à une faute ou à une inattention de ta part, tu as droit à ma compassion et à mon aide.
Seigneur, fais que je prenne exemple sur toi qui fais grâce à quiconque se repent et vient à toi quelles qu’aient été ses fautes et ses oublis de ta loi. Fais que je sois bon et bienveillant envers tous comme toi, en particulier envers ceux qui souffrent, au nom de Jésus, notre Sauveur. Amen.
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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.