29 octobre 2025
2 Thessaloniciens 1.1-4, 11-12
De la part de Paul, Silvain et Timothée à l’Eglise des Thessaloniciens qui est en Dieu notre Père et dans le Seigneur Jésus-Christ: que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ! Frères et sœurs, nous devons constamment dire à Dieu toute notre reconnaissance à votre sujet, et cela est juste, parce que votre foi fait de grands progrès et que l’amour mutuel que vous vous portez tous augmente de plus en plus. Aussi sommes-nous fiers de vous dans les Eglises de Dieu à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes les persécutions et les difficultés que vous supportez… C’est pourquoi nous prions constamment pour vous, afin que notre Dieu vous trouve dignes de son appel et que par sa puissance il mène à leur accomplissement tout désir de faire le bien et toute œuvre de la foi. Ainsi la gloire du nom de notre Seigneur Jésus-Christ sera révélée en vous et la vôtre en lui, conformément à la grâce de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ.
L’une des choses qui me déconcertent dans les lettres de Paul, c’est la manière dont il parle de la souffrance. Dans le passage d’aujourd’hui, il félicite les Thessaloniciens pour leur croissance dans la foi et l’amour, et pour leur persévérance dans la souffrance. On dirait qu’il considère la souffrance comme l’état normal de l’Église !
Et je suppose que c’est le cas. Car nous n’appartenons pas à ce monde, comme Jésus l’a dit en priant pour nous la nuit précédant sa mort: « Je leur ai donné ta parole et le monde les a détestés parce qu’ils ne sont pas du monde, tout comme moi, je ne suis pas du monde. Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal » (Jean 17.14-15).
Jésus lui-même s’attend donc à ce que nous souffrions. Si nous lui appartenons, et que son Esprit Saint habite en nous, il est certain que nous n’allons pas nous fondre dans ce monde ténébreux et tordu ! Nous irons à contre-courant : dire la vérité, prendre soin des pauvres, faire miséricorde à nos ennemis, même. C’est ce que Jésus a fait et fait encore — allant jusqu’à donner sa propre vie sur la croix pour sauver ses ennemis du pouvoir du mal et les transformer en enfants bien-aimés de Dieu. Maintenant qu’il est ressuscité et que sa vie demeure en nous, nous commençons à marcher sur ses traces. Et bien que certains admirent ce genre de vie, beaucoup d’autres s’en sentiront menacés.
La souffrance peut aller des extrêmes — emprisonnement, mort — jusqu’aux formes plus banales de harcèlement ou d’exclusion. Pour ceux qui vivent dans des pays aux lois iniques, cela peut signifier payer le prix d’une amende ou de la prison — car Christ nous a ordonné d’aimer notre prochain, et lorsque prendre soin d’autrui devient illégal, nous allons souffrir. Ce n’est jamais agréable, personne ne le souhaite. Mais Jésus nous fait cette promesse: « Heureux serez-vous lorsque les hommes vous détesteront, lorsqu’ils vous chasseront, vous insulteront et vous rejetteront comme des êtres infâmes à cause du Fils de l’homme! Réjouissez-vous, ce jour-là, et sautez de joie, parce que votre récompense sera grande dans le ciel. » (Luc 6.22-23a).
PRIONS : Seigneur, je ne veux pas souffrir. Mais si la souffrance vient à moi, aide-moi à la porter pour ta gloire. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.