8 février 2026
Jean 4.6-15
Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ midi. Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: «Donne-moi à boire.» En effet, ses disciples étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. La femme samaritaine lui dit: «Comment? Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis une femme samaritaine?» ( Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. (Jésus lui répondit: «Si tu savais quel est le cadeau de Dieu et qui est celui qui te dit: ‘Donne-moi à boire’, tu lui aurais toi-même demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive.» «Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser et le puits est profond. D’où aurais-tu donc cette eau vive? Es-tu, toi, plus grand que notre ancêtre Jacob qui nous a donné ce puits et qui a bu de son eau, lui-même, ses fils et ses troupeaux?» Jésus lui répondit: «Toute personne qui boit de cette eau-ci aura encore soif. En revanche, celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.» La femme lui dit: «Seigneur, donne-moi cette eau afin que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici.»
« Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (verset 14)
On trouve auprès du Sauveur des produits aux qualités exceptionnelles : il y a le pain, le vin, les mets succulents et l’eau.
Jésus aborde une femme. Elle est tout affairée à puiser de l’eau. Quelle corvée, chaque jour ! Mais c’est ainsi, l’eau c’est vital. Et voilà qu’un inconnu, pas gêné, de surcroit un juif fier d’être juif, lui demande à boire, à elle l’impure de la secte des Samaritains. Non seulement il lui réclame de l’eau, mais lui propose de changer d’eau. Il prétend qu’il détient une eau au pouvoir vital, une eau si magique qu’elle « désaltère » à vie. Mieux même, elle a des vertus éternelles. Un rêve quoi !
Intriguer, intéresser, bousculer et enfin convaincre, voilà ce que fait le Seigneur pour produire la foi. Nos publicistes ont ce génie pour produire le déclic. Jésus savait imaginer de belles paraboles, très simples, pour attirer ses auditeurs vers les vraies valeurs du royaume de Dieu. Il y a au fond du cœur une soif que Dieu seul peut étancher définitivement : le pardon qui jaillit de la croix. Et ce pardon, qui coule à flot, assure une vie si forte et si abondante, par l’évangile, que le pécheur s’abreuve de paix et de joie jusqu’à l’ivresse de la félicité éternelle qui s’ouvre devant lui.
Cher lecteur, si tu connais Jésus, tu es à la source miraculeuse qui apaise les brûlures du péché et les traits enflammés du diable.
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Méditation écrite par le pasteur Claude LUDWIG. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.