19 avril 2026
Dimanche Misericordias Domini
Jean 10.11-18
Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Le simple salarié, quant à lui, n’est pas le berger et les brebis ne lui appartiennent pas. Lorsqu’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et prend la fuite; alors le loup s’en empare et les disperse. Le simple salarié s’enfuit car il travaille pour de l’argent et ne se soucie pas des brebis. Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent, tout comme le Père me connaît et comme je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos; celles-là aussi, il faut que je les amène; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Le Père m’aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne ne me l’enlève, mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.»
« Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » (verset 11)
« L’Eternel est mon berger », dit David dans le psaume 23. Donc lorsque Jésus déclare être le bon berger, il ne revendique rien de moins que d’être ton propriétaire et ton Dieu. Mais il ne fait pas que de le revendiquer. Ses actes montrent clairement que c’est bien le cas. En effet :
Quel risque un homme est-il prêt à prendre lorsqu’il voit un loup s’approcher d’un troupeau de mouton et s’emparer d’une brebis ? En général, aucun. Car même s’il a pitié pour la brebis, ce n’est qu’une brebis ; et une brebis, ça se remplace, alors qu’une vie humaine, non. Le seul à penser différemment est le propriétaire de la brebis. Lui, il est prêt à intervenir au péril de sa vie, parce qu’il ne s’agit pas seulement de laine et de lait, mais de sa brebis.
Quel prix un faux dieu serait-il prêt à payer pour délivrer une humanité dont le diable s’est emparé ? Aucun, car une humanité corrompue, cela se remplace : il suffit de la détruire et d’en créer une autre – ça ne coûte rien. Le seul à penser différemment, c’est Dieu, le seul vrai Dieu. Lui est prêt à intervenir au prix de sa vie. Parce que malgré tout ce que tu es, il ne veut pas te remplacer par un autre, mais il veut t’avoir, toi, sa créature, près de lui.
Les faux bergers parlent et revendiquent. Jésus, lui, parle et agit et paie le prix. Il est ton bon berger. Il a donné sa vie pour toi, sa brebis.
« Célébrez-le, bénissez son nom, car l’Eternel est bon » (Ps 100.4-5).
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Méditation écrite par le pasteur Frédéric STILMANT. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.