8 mai 2026
Actes 10.37-43
Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée suite au baptême que Jean a prêché. Vous savez comment Dieu a déversé une onction de Saint-Esprit et de puissance sur Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous la domination du diable, parce que Dieu était avec lui. Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Lui qu’ils ont tué en le clouant sur la croix, Dieu l’a ressuscité le troisième jour et a permis qu’il apparaisse, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection. Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui que Dieu a désigné juge des vivants et des morts. Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que toute personne qui croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.»
« Dieu a versé une onction de Saint Esprit et de puissance sur Jésus de Nazareth. » (verset 38)
Quoi de plus rassurant que de voir deux personnes, sur l’aide desquels nous comptons, s’entendre à merveille et œuvrer pour nous main dans la main. Ceci est le cas des deux « Consolateurs » ou « Assistants » dont nous parle la Bible : Jésus-Christ et le Saint-Esprit, le premier en nous procurant le pardon et le salut, le second en nous transmettant par l’Evangile ce que le premier nous a acquis par son sacrifice expiatoire.
Pour armer Jésus pour l’accomplissement de sa mission, sa nature humaine a reçu de Dieu « l’Esprit sans mesure » (Jn 3.34). Selon sa nature divine, Jésus n’avait pas besoin de ce don puisqu’il partage avec le Père et le Saint-Esprit la même nature divine. Jésus n’a pas non plus reçu le Saint-Esprit comme nous, les croyants, le recevons par la foi ; lui l’a eu par « onction », d’où son titre de « Christ », celui qui a été oint, celui qui a été nommé et solennellement installé dans sa fonction de « Jésus », de Sauveur du monde.
Jésus n’a pas été oint du Saint-Esprit pour qu’il en dispose pour lui seul, mais pour qu’il puisse nous le transmettre à nous, ses frères et sœurs selon la chair. Ainsi les apôtres ont « reçu le Saint-Esprit » (Jn 20.22), et nous, les croyants, aussi (1Th 4.8). L’onction du Saint-Esprit trouve en nous son but ultime : que sa « puissance » nous réjouisse les bons jours et nous arme pour résister dans l’épreuve et la tentation par le constant rappel de l’Evangile.
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Méditation écrite par le pasteur honoraire Jean HAESSIG. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.