Méditation quotidienne

CE QUE NOUS ÉTIONS AUTREFOIS

Colossiens 1.20-23

Il a voulu par Christ tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans le ciel, en faisant la paix à travers lui, par son sang versé sur la croix. Et vous qui étiez autrefois étrangers[a] et ennemis de Dieu par vos pensées et par vos œuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés par la mort [de son Fils] dans son corps de chair pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche. Mais il faut que vous restiez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Evangile que vous avez entendu, qui a été proclamé à toute créature sous le ciel et dont moi, Paul, je suis devenu le serviteur.

Vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres. (verset 21)

Le verdict est sévère, c’est vrai, mais c’est ce qu’affirme la Bible : nous étions autrefois étrangers et ennemis. Même si nous n’avons ni fraudé, ni volé, ni détourné les biens d’autrui, ni frappé, ni tué, ni vécu dans l’immoralité, ni rompu les liens du mariage ? Oui, même alors. L’Écriture enseigne : « Il n’y a pas de distinction, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rm 3.22-23) Pas besoin pour cela d’être un délinquant et encore moins un criminel. Tout péché condamne, même l’orgueil, le mépris, l’indifférence devant la souffrance d’autrui. Même l’incrédulité, le fait de ne pas adorer le Seigneur, vivre en communion avec lui et le servir.

« Vous étiez autrefois étrangers et ennemis. » Non, nous ne sommes pas par nature enfants de Dieu et citoyens de son Royaume. Pas même quand nous nous efforçons de bien vivre et d’être honnêtes et justes. Pour nous faire entrer dans le Royaume de Dieu il a fallu une réconciliation. Et pour que cette réconciliation ait lieu, il a fallu une mort, « le sang de la croix », nous dit l’apôtre. C’était le prix à payer, et Jésus-Christ l’a payé pour nous.

Seigneur, donne-moi de ne jamais oublier de quel abîme tu es venu me retirer et ce qu’il t’en a coûté. Prends-moi tout entier à ton service et donne-moi de t’offrir tout ce que je possède, car tu en es véritablement digne. Amen.

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Méditation écrite par le pasteur Wilbert KREISS (2000). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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