6 septembre 2026
14e dimanche après la Trinité
Job 4.1-9
Eliphaz de Théman prit la parole et dit: «Si l’on tente de te dire un mot, le supporteras-tu? Mais comment serait-il possible de garder le silence? Tu as donné de nombreux avertissements, tu as fortifié les bras qui se baissaient, tes paroles ont relevé ceux qui trébuchaient, tu as affermi les genoux qui pliaient, et maintenant qu’il s’agit de toi, tu es abattu! Maintenant que tu es atteint, tu es bouleversé! Ta crainte de Dieu ne devrait-elle pas être ton soutien? Ton espérance, n’est-ce pas l’intégrité de ta conduite?» Cherche donc dans ton souvenir: quel est l’innocent qui est mort? Où a-t-on vu disparaître les hommes droits? Pour ma part, voici ce que j’ai vu: ceux qui labourent l’injustice et qui sèment le malheur en récoltent les fruits; ils sont détruits par le souffle de Dieu, ils sont exterminés par le vent de sa colère.
Un mortel serait-il juste devant Dieu ? Un homme serait-il pur devant celui qui l’a fait ? (Job 4.17)
Éliphaz est un luthérien avant l’heure : Tout ce que Dieu fait est juste, les pires malheurs sur terre ne sont rien, comparés au châtiment éternel des impies et à la félicité éternelle des rachetés, comme le dit le Seigneur : « Celui qui croit […] a la vie éternelle ; il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jn 5.24). De plus, quels qu’aient été nos péchés, si nous sommes repentants et croyants, « le sang de Jésus-Christ, son Fils, nous purifie de tout péché. » (1Jn 1.7)
Éliphaz, un luthérien ? Peut-être bien. Mais ce qu’il oublie, c’est que Job suit en tout point la loi de son Créateur et qu’il croit même en son Rédempteur vivant comme il le proclame au chapitre 19. En tout cas, si vous avez quelque chose à critiquer à sa piété, dites-le lui, il ne demande que ça.
Éliphaz commence par un bel éloge : « Tu as donné de nombreux avertissements, tu as fortifié les bras qui se baissaient, tes paroles ont relevé ceux qui trébuchaient, tu as affermi les genoux qui pliaient. » Comme Abraham, Job associait ses serviteurs à ses cultes. Il leur parlait de l’Éternel, de ses lois, mais aussi de sa grâce.
Seigneur, donne une telle consécration à chaque pasteur. Qu’il enseigne, réconforte, encourage comme Job. Amen.
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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.