Méditation quotidienne

ENCORE À CÔTÉ DE LA PLAQUE

Job 5.17-27

Il est heureux, l’homme que Dieu corrige. Ne rejette pas l’instruction du Tout-Puissant! En effet, c’est lui qui inflige la blessure, mais il la soigne. Il frappe, mais c’est sa main qui guérit. Six fois il te délivrera de la détresse, et sept fois le mal ne t’atteindra pas. Il te sauvera de la mort pendant la famine et des coups de l’épée pendant la guerre. Tu seras à l’abri des agressions de la langue, tu n’auras pas peur quand viendra la dévastation. Tu te moqueras de la dévastation aussi bien que de la famine et tu n’auras pas à redouter les animaux, car tu auras une alliance avec les pierres des champs et les bêtes sauvages seront en paix avec toi.» Tu connaîtras la paix dans ton foyer. Tu inspecteras ton domaine et il ne te manquera rien. Tu verras une nombreuse descendance et tes rejetons pousseront comme l’herbe des champs. Tu entreras dans la tombe encore plein de vigueur, tout comme les épis sont engrangés le moment venu. Voilà ce que nous avons découvert, telle est la situation. A toi de la comprendre et d’en tirer profit.»

Il te sauvera de la mort… Il ne te manquera rien. tu verras une nombreuse descendance. (versets 20 et 25)

Lors d’une visite à l’hôpital, j’ai dû me pincer les lèvres pour ne pas contredire la personne qui faisait miroiter à son cher papa mourant que tout ira mieux et qu’une fois rentré de l’hôpital il pourra retourner à la rivière pour y pêcher la truite. Je sortis avec elle de la chambre pour l’éclairer sur l’état de son père car on voyait que la mort était imminente. « Je sais, me répondit-elle, mais il faut bien lui donner des rêves jusqu’au bout ! » Quand je suis retourné dans la chambre, j’ai parlé avec le mourant de la gravité de son état. Il me chuchota : « Je sais bien que je ne rentrerai plus, mais surtout n’en dites rien à ma fille, elle aurait trop de peine. » Deux jours plus tard, cet homme était mort. Heureusement que je lui ai parlé de sa mort imminente et de son Sauveur, et que j’ai encore prié avec lui et lui ai tenu la main…

Éliphaz est vraiment à côté de la plaque. Il vient avec des généralités comme s’il ne voyait pas la souffrance de son ami et n’avait pas écouté sa plainte. Pourquoi ne tient-il pas compte de ce qui le tourmente ? Job souffre tellement qu’il ne comprend pas pourquoi Dieu ne lui accorde pas la faveur de mourir. Et Éliphaz de parler d’enfants à cet ami qui vient de tous les perdre ! Vraiment, je ne comprends pas.

Seigneur, quand quelqu’un va mal, donne-moi de l’écoute, de l’empathie, et non de jouer au donneur de leçons. Amen.

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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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